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Des auteurs et des lecteurs desespérés
vos réactions à la terrible nouvelle
(23/2/99)


Le Poulpe sur la Toile et Baleine

Nous l'affirmons dès la page d'accueil : nous sommes indépendants des éditions Baleine.

Nous avons bénéficié de leur service de presse, mais sans jamais aucune pression. Sans beaucoup de commentaires encourageants non plus (excepté le Grand Pouylpe).

Précisons qu'il ne s'agit pas de s'apitoyer, ou de se réjouir, mais bien plutôt d'informer et de discuter.





Et alors ?

Les éditions Baleine vont-elles sombrer corps et âmes dans l'océan maléfique du Grand Capital ?

Vont-elles être rachetées par un grand groupe de flibustiers de l'édition (Flammarion se serait déclaré intéressé, avant de se rétracter) ?

Notre site répercutera les suites des mésaventures de Baleine.

Les éditions Baleine déposent leur bilan. Avec un lourd passif financier (3 160 000 F).

La nouvelle est surprenante, pour un petit éditeur qui avait bonne presse et vendait - plutôt - bien.
Le tribunal de commerce a tranché 10 décembre : redressement judiciaire


Gabriel en proie à la dure loi du marché, on avait déjà vu, ou plutôt lu. Mais dans cette affaire, la première énigme est : comment en est-on arrivé là ? Crise structurelle d'un petit éditeur, mauvaise gestion ?


Nous avons souhaité contacter le directeur de Baleine, Antoine de Kervauseau, mais nous n'avons pu parler qu'au répondeur de la maison d'édition. Nos informations proviennent donc d'auteurs qui souhaitent avoir un droit de regard sur la fin de l'aventure, qui est aussi la leur. Des auteurs réputés, tels que Gérard Delteil, ou qui avaient eu l'occasion grâce à Baleine d'écrire leur premier roman, tels qu'Albédo. Des auteurs qui ont le droit de s'inquiéter pour la juste perception de leurs droits.

On aura beaucoup reproché à la série la qualité très inégale de ses épisodes. A terme, la déception et la lassitude se sont fait jour du côté des lecteurs. Mais n'oublions pas que c'était le principe de départ, tel que l'a souhaité Jibé Pouy.

Non, avant de souffrir d'un déficit de cash, Baleine a souffert gravement d'un déficit de communication. Il n'est pas question ici d'incriminer qui que soit, mais Baleine n'a pas toujours eu des relations très claires avec ses auteurs. Untel qui n'a reçu des nouvelles de son manuscrit que des mois après l'avoir envoyé, un autre qui retrouve son titre dans les parutions des prochains mois sans même avoir été prévenu ! On objectera avec raison que la petite Baleine a grandi trop vite, qu'elle était constamment débordée.

Mais est-ce forcément cela la rançon de la gloire ?

Des informations, commentaires,
opinions ?

lepoulpe@roumieux.com
(précisez-nous si nous pouvons citer vos propos)
A suivre ...








Quoi faire ?

Notre site a-t-il encore le moindre intérêt, si Baleine n'existe plus pour donner de nouvelles aventures à Gabriel Lecouvreur ?
Nous le pensons (on n'a pas fait tout ça pour rien, non mais !)

L'esprit de la série peut survivre en ligne : littérature populaire, polar, jeu littéraire...

Pourquoi ne pas publier les aventures en suspens, si certains auteurs sont prêts à le faire gratuitement ?

Bref, c'est à
VOUS de jouer.








Avis aux mondains

Nous n'avons pas encore reçu l'hommage post-mortem de Jack Lang, alors si vous le croisez lors d'un cocktail, n'oubliez pas de lui donner notre adresse électronique !

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