Au clair de la lune...






Suivez le guide...




























Comité poulpien : qui se cache derrière ?





couverture du bouquin > "Recherché par la police pour avoir arrosé de fumier le golf du Rotary Club... trouve la mort dans un accident de la route..." Il y a de quoi chatouiller la curiosité du Poulpe. Car Maurice Stratos était non seulement le meneur des sans-logis éveillant l'estime générale au Pied de Porc à la Sainte-Scolasse, mais aussi l'irremplaçable adversaire aux échecs de Gabriel.
Pau : ville carrefour entre la Méditerranée et l'océan, très proche du sanctuaire de Lourdes... Qu'est-ce qu'il foutait là-bas Maurice? Le Poulpe aura bien du mal à retrouver ses repères dans l'ancienne capitale du Béarn, où depuis l'exemplaire épuration des SDF, la violence n'a plus de signataires.

Par Cesare Battisti Qui c'est ?



Le fait divers

La brève cavale de Maurice Stratos.
Le fameux militant de "Sans Logis" a succombé à ses blessures, après la collision entre la R5 de Jean Pain Katumbay, mort sur le coup, et une dépanneuse... Les deux victimes, chacune à sa manière, se trouvaient impliquées dans deux affaires judiciaires qui ont récemment défrayé la chronique dans la ville de Pau : Stratos, sous le coup d'un mandat d'arrêt pour avoir dirigé l'extravagant assaut contre le Rotary -rappelons à nos lecteurs qu'à cette occasion un camion-citerne avait pénétré à l'intérieur du club, déversant quelques tonnes de fumier sur le terrain de golf- alors que Katumbay avait été le témoin d'un accident mortel à la Phacu, l'usine pharmaceutique où il travaillait comme veilleur de nuit... Les enquêteurs excluent catégoriquement toute relation entre les deux événements et attribuent au hasard les circonstances dans lesquelles les deux hommes ont trouvé la mort.. Interrogé par les autorités judiciaires, le chauffeur de la dépanneuse a déclaré que la R5 roulait sans lumières quand...




Du côté de la critique...

Commençons ce petit voyage estival par une première étape paloise de Gabriel Lecouvreur alias le Poulpe. La dédicace de l'auteur est tout un programme: "A tous ces magnifiques perdants qui n'ont pas bradé leur mémoire pour pourrir dans un fauteuil." Signé par le plus anar des écrivains italiens de polar, cet opus figure en place de choix de mon palmarès de la (très) prolifique série. L'intrigue, dépeinte dans un style des plus alertes, mêle la mystérieuse "disparition" des SDF de la capitale de la poule au pot, les assassinats d'un défenseur des sans-logis et d'un gardien de nuit martiniquais - motif au déplacement de notre curieux héros - et les magouilles d'une industrie pharmaceutique lorgnant du côté des profits à réaliser dans les drogues synthétiques. Plusieurs pistes sont donc explorées mais qui ne conduisent pas à un éparpillement et gardent, en fond, les origines de l'auteur - ah! trouver une splendide adepte transalpine du cappuccino émigrée en Béarn, fallait y penser - et son regard tendre-amer pour les "perdants" de l'Histoire.

Michel Guilloux, L'Humanité, 27 juin 1997.



Impressions

"Histoire alambiquée pour pas grand chose. On ne s'intéresse franchement pas à l'intrigue que l'on ne comprend qu'en partie. Mais peut-être est-ce dû à la chaleur de l'été."

Florence, Paris 10ème



Les indiscrétions du cyber-poulpe...
Cet opsucule a failli s'appeler "La Pau du cul" et oui...