
Mise à jour :
10 février 1999
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> Tout le monde a pris, prend ou prendra un jour des médocs. Tout
le monde veut toucher mille balles par jour. Mais tout le monde n'est pas cobaye. Gabriel si. Fini la bière.
Le Poulpe, pour avoir douté du suicide d'une sexagénaire toxico, se retrouve dans un univers clos
et des couloirs déserts à louer son sang, ses intestins et tout son organisme.. Lui qui croyait en
avoir vu beaucoup, redécouvre la douce horreur légale, quotidienne et tranquille d'une logique mercantile
où tout s'achète et se vend. Où tout se justifie et dérape si vite...
Par Lionel Besnier 
Du côté de la critique...
On commençait à se morfondre de ne plus trouvez tentacule à son pied. On peut le prendre
avec ce qui est, en prime, un premier roman. Nourri d'une expérience que l'on devine autobiographique, l'auteur
entraîne Gabriel Lecouvreur dans l'univers lucratif des cobayes humains de l'industrie pharmaceutique. Sur
ce fond déjà original, Lionel Besnier démontre une qualité essentielle qui tient en
un mot: style. Le sien tient en un subtil mélange de poésie, de distance quant aux poncifs du genre,
d'humour à froid et de jeux de mots dignes de "l'Almanach Vermot". Se coulant sans encombre dans
les contraintes de la série, il a en prime la générosité de nous faire découvrir
un poète contemporain, Bachelin, dont on comprend sans peine la fraternité de plume qui les lie.
Tout cela ne manque pas de cachet.
Michel Guilloux, L'Humanité, 4 décembre 1998.
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