Human Links

cerveaux de recherche

olivier roumieux - juin 2001 (Archimag)

" Les solutions centralisées ont montré leurs limites. " Yves Simon, directeur commercial de la jeune société française Amoweba, est catégorique : les Google et consorts ne peuvent plus endiguer l'expansion documentaire du Web (selon une étude américaine, on évalue la taille du Web entre 5 et 500 milliards de pages !). Sa parade : Human Links, un réseau de recherche peer-to-peer (P2P, pair-à-pair, un modèle de stockage de l'information décentralisé popularisé par Napster).

les communautés s'auto-organisent

Chaque utilisateur, de par ses favoris et ses requêtes, constitue un pôle d'expertise enrichissant l'ensemble du système. Chaque fois qu'il trouve un nouveau site pertinent, éventuellement par le biais d'autres outils de recherche, il l'ajoute grâce à une barre d'outils spécifique. Progressivement, des communautés s'auto-organisent par le biais de leurs requêtes. Ici, pas d'outil de collecte automatique, comme c'est le cas habituellement, mais une collecte manuelle et sélective. Côté recherche, le logiciel client Human Links cartographie, grâce à un algorithme neuronal et selon une approche statistique, l'univers informationnel mouvant. Amoweba compte évidemment sur la participation des sites producteurs d'information, qui devraient comprendre tout l'intérêt d'être classés de façon pertinente. Chaque machine du réseau stocke donc une part d'information, ce qui peut représenter un frein à son utilisation. Amoweba jure ses grands dieux qu'aucune information personnelle ne circulera. Pour amorcer cette fabuleuse machinerie, la société lance ce mois-ci une opération de béta test, ouverte à 100 000 volontaires français. Le système n'étant pas encore opérationnel, le suspens reste entier quant à ses performances très séduisantes… sur le papier.

www.human-links.com/fr lien invalide au 08/05/2005

- Olivier Roumieux, page créée le 1er juillet 2001 -

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